Faut-il partir pour exister
être une absence remarquée
Le temps de quelques dires
Et puis vraiment partir
Les temps ne se conjuguent plus
Les jours sont trop longs maintenant
Et même au bout de ma rue
On n'est plus aux mêmes moments
Faut-il vraiment réaliser
Comment c'est dure de subsister
Le temps de quelques petits rires
Et Seul pour s'entendre dire
Loin, sont les jours de printemps
Où tout allait de l'avant
Loin, sont les joues roses des filles
Des étés aux jours tranquilles
Faut-il rester pour espérer
Se battre encore et donner
Se débattre pour être là
Souffrir d'un corps bien las
L'étang ne m'amuse même plus
Moi à force d'être déçu
Les reflets des soirs se taisent
Finis sont les soleils de braises
Faut-il vraiment se souvenir
Tourner le dos à l'avenir
Revoir les soirées d'enfance
Pour retrouver une espérance
Loin, sont les cris des amusées
Celles avec qui l'on flirtait
Plein d'histoires à venir
Plein d'aventures à découvrir
Faut-il avoir cette mémoire
Lorsque les soirs de cafard
On revit ces bribes douces
Vécues sous la lune rousse
Loin, sont les sourires donnés
Ces beaux visages allumés
Pourtant je me souviens tant
Et j'aime y penser souvent
"On ne finit pas de guérir de son enfance..."