on ne finit pas de guérir de son enfance....et on reste avec sa résilience

Voici venu un moment redouté, Celui d'un ultime instant
Mon blog va ici se fermer, je crois bien qu'il est temps

Je suis venu chaque jour, voir les dernières traces
Voir que c'est sans retour, lorsque l'histoire s'éfface

Je ne sais même pas pourquoi, ni même comment
J'en suis devenu à être irrémédiablement absent

Je m'en vais cependant gardant en souvenir
Nos échanges de grimaces, de mots, et de sourires

Au revoir,
Diedre
# Posté le mercredi 20 février 2008 16:46

C'esr Aragon que j'ai choisi pour vous dire simplement que je pense beaucoup à vous tous.....

C'esr Aragon que j'ai choisi pour vous dire simplement que je pense beaucoup à vous tous.....
Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
A quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.

C½ur léger c½ur changeant c½ur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien

Dans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un c½ur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.

Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton c½ur
Un dragon plongea son couteau

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Paroles: Louis Aragon
# Posté le dimanche 09 décembre 2007 02:18

Un jour de plus, un jour encore, puis l'écriture comme décor

   Un jour de plus, un jour encore, puis l'écriture comme décor
Pas de main sur ma joue
De
doigts dans mes cheveux
Pa
s le bleu des yeux doux
me pas un tout petit peu

Les jours qui ne passent plus
Les jours qui se ressemblent
Qu
i me poussent un peu plus
Et j'ai peur et je tremble

Pa
s de baiser dans mon cou
P
as de lèvres qui embrassent
Je
t'aime, un peu, beaucoup
C
a..... c'est pour ceux d'en face !

Les
heures qui ne comptent plus
T
ant le temps n'est plus rien
Et P
ersonne n'est venu
On
est trop vite demain

Pa
s de mots à entendre
Plus rie
n à murmurer
Je ne
fais plus qu'attendre
Qu
e l'on veuille m'emmener

Les mo
ments n'y sont plus
J
e ne vais plus chercher
Je suis
en garde à vue
Tout comme un prisonnier

Pa
s de main dans ma main
Pas de do
igts à toucher
Et
pas rêver de « calin »
Le
s rêves c'est en été !


Diedre, aujourd'hui ©

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 16:50
Modifié le samedi 06 octobre 2007 04:26

Je te retrouverai....

Je te retrouverai....

Et si je pense à toi jusqu'au bout de mes doigts,
S
i j'épuise le piano de musiques pour toi,
Si
je change vraiment, si je ne sais plus mentir,
Da
ns un mois, dans un an pour finir,
Je t
e retrouverai.


Si je ne fais plus couler les ruisseaux de tes yeux,
Si
je ne fais plus de tache sur tes océans bleus,
Si
je n' laisse plus traîner mes vieilles histoires d'amour,
Qu
and je serai guéri, un beau jour,
Je te retrouverai.


Je te retrouverai mieux qu'avant,
Même si c'est loin, même si c'est demain.
Je
te retrouverai autrement.
C
'est gravé, c'est gravé dans le creux de nos mains.


Si
je te prends dans mes bras tous les soirs de la vie,
Si
je te laisse regarder le monde sans jalousie,
S
i je n'empêche plus les hommes de croiser ton regard,
Je sais
qu'il reste encore un espoir.
J
e te retrouverai.


Je te retrouverai mieux qu'avant,
M
ême si c'est loin, même si c'est demain.
Je te retrouverai autrement.
C
'est gravé, c'est gravé dans le creux de nos mains



Et si tu me pardonnes pour le mal que je t'ai fait,
Je ne laisserai à personne le bonheur de t'aimer.
Si j'efface d'un coup mes folies d'autrefois,
M
ême si tu n'y crois pas,
Je te retrouverai.


Je te retrouverai mieux qu'avant,
M
ême si c'est loin,me si c'est demain.
J
e te retrouverai autrement.
C'
est gravé, c'est gravé dans le creux de nos mains.


Je te retrouverai mieux qu'avant,
Même si c'est loin, même si c'est demain.
Je te retrouverai autrement.
C
'est gra, c'est gravé dans le creux de nos mains.


Je
te retrouverai...


(Paroles: Jean-Marie Moreau)
# Posté le mercredi 29 août 2007 04:04
Modifié le mercredi 29 août 2007 04:25

Petite parenthèse, je voulais juste remettre en lumière un texte qui me tient à c½ur....peut-être restera-t-il ici s'il a sa place....avant tout : merci de votre indulgence et pardon à certains si je ne parviens pas à rendre mes textes souriants....



Les grands mômes, ou les désillusions....

Si tu fermes les yeux la première
Pr
ends-moi la main et emmène-moi
Po
ur un voyage derrière tes paupières
Pour un rêve pour nous, pour toi et moi




Les grands mômes,


O
n sera quelques uns et on passera te prendre
Tu nous reconnaîtras, on sera comme avant
Comme quand on croyait vraiment tout comprendre
Pour tout refaire contre marées et vents

O
n sera trois ou quatre, mais tu sais ça fait rien
F
aut pas être trop pour quelques souvenirs
Faut pas être trop pour les moments lointains
Ma
is il faut être assez pour pouvoir en sourire

On sera deux ou trois, on parlera des autres
Pour se dire qu'ils pouvaient pas être là
Que
c'était sûrement pas de leur faute
Que le temps, foutu temps, était passé par là

On
sera peut-être que deux pour passer te prendre
Et
tu viendras quand même avec plein de questions
On
sera tellement bien de « re » pouvoir s'entendre
Qu'à travers nous trois les autres parleront

Mais
si je suis seul,

Peut
-être qu'avec les autres... tu passeras me prendre
Je
vous reconnaîtrai, vous serez comme avant
On
verra bien si on sait tout comprendre
Et
si c'est pas vrai, ben on fera semblant




Diedre 1991 ©




# Posté le vendredi 17 août 2007 17:09
Modifié le vendredi 17 août 2007 17:25